Tata et moi

14/01/2009 19:59 par marici

  • Tata et moi

    Tata et moi

    14/01/2009 19:59 par marici

Besace

14/01/2009 17:58 par marici

LA BESACE

 

Jupiter dit un jour : "Que tout ce qui respire

 

S'en vienne comparaître aux pieds de ma grandeur :

 

 

Si dans son composé quelqu'un trouve à redire,

 

Il peut le déclarer sans peur ;

 

Je mettrai remède à la chose.

 

Venez, Singe ; parlez le premier, et pour cause.

 

Voyez ces animaux, faites comparaison

 

De leurs beautés avec les vôtres.

 

Etes-vous

 

satisfait? Moi

 

? dit-il,

 

pourquoi non ?

 

N'ais-je

 

pas quatre pieds aussi bien que les autres ?

 

Mon portrait jusqu'ici ne m'a rien reproché ;

 

Mais pour mon frère l'Ours, on ne l'a qu'ébauché :

 

Jamais, s'il me veut croire, il ne se fera peindre. "

 

L'Ours venant là dessus,

 

on crut qu'il s'allait plaindre.

 

Tant s'en faut : de sa forme il se loua très fort

 

Glosa sur l'Eléphant, dit qu'on pourrait encor

 

Ajouter à sa queue, ôter à ses oreilles ;

 

Que c'était une masse informe et sans beauté.

 

L'Eléphant étant écouté,

 

Tout sage qu'il était, dit des choses pareilles.

 

Il jugea qu'à son appétit

 

Dame Baleine était trop grosse.

 

Dame Fourmi trouva le Ciron trop petit,

 

Se croyant, pour elle, un colosse.

 

Jupin les renvoya s'étant censurés tous,

 

Du reste, contents d'eux ; mais parmi les plus fous

 

Notre espèce excella ; car tout ce que nous sommes,

 

Lynx envers nos pareils, et Taupes envers nous,

 

Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes :

 

On se voit d'un autre œil qu'on ne voit son prochain.

 

Le Fabricateur souverain

 

Nous créa Besaciers tous de même manière,

 

Tant ceux du temps passé que du temps d'aujourd'hui :

 

Il fit pour nos défauts la poche de derrière,

 

Et celle de devant pour les défauts d'autrui.

 

Jean de la fontaine

 

A MA MERE

14/01/2009 17:36 par marici

 

Femme noire, femme africaine,

 

Ô toi ma mère, je pense à toi...

 

Ô Daman, ô ma Mère,

 

Toi qui me portas sur le dos,

 

Toi qui m'allaitas, toi que gouvernas mes premiers

 

pas,

 

Toi qui la première m'ouvris les yeux aux prodiges de

 

la terre,

 

Je pense à toi.

 

Ô toi Daman, Ô ma mère,

 

Toi qui essuyas mes larmes,

 

Toi qui me réjouissais le cœur,

 

Toi qui, patiemment, supportais mes caprices,

 

Comme j'aimerais encore être près de toi,

 

Etre enfant près de toi !

 

Femme simple, femme de la résignation,

 

Ô toi ma mère, je pense à toi.

 

Ô Daman, Daman de la grande famille des forgerons,

 

Ma pensée toujours se tourne vers toi,

 

La tienne à chaque pas m'accompagne,

 

Ô Daman, ma mère,

 

Comme j'aimerais encore être dans ta chaleur,

 

Etre enfant près de toi...

 

Femme noire, femme africaine,

 

Ô toi ma mère,

 

Merci, merci pour tout ce que tu fis pour moi,

 

Ton fils si loin, si près de toi.

 

Camara Laye

 

(Poète guinéen, auteur du " Maître de la Parole")

 

MA VOISINE

14/01/2009 17:19 par marici

  • MA VOISINE

    MA VOISINE

    14/01/2009 17:19 par marici

UNE PENSEE

14/01/2009 17:06 par marici

 


l'homme et la mort
Il était 4 h du matin lorsque la mort frappa à la porte.
   Qui est-ce ? S'écria l'homme hébété.
   Je suis Izraël. Laisse-moi donc entrer!
   Alors l'homme se mit à trembler, comme pris d'une fièvre subite.
   Il cria à sa femme endormie :
   Ne le laisse pas me prendre la vie
   S'il vous plaît, O Ange de la mort !
   Laissez-moi, je ne suis pas encore prêt.
   Ma famille vit à mes dépens,
   De grâce, ton acte suspend .
   Déjà l'ange de la mort se tenait au seuil de sa porte.
   Ô mon ami, l'ordre d'Allah ne peut être différé,
   Prépare-toi,  pour la tombe,
   C'est pour maintenant.
   Je te couvrirai d'or, mais épargne-moi la tombe sombre.
   Pourquoi as-tu peur, ô homme, de mourir selon le voeu  d'Allah ?
   Viens, souris-moi et ne t'attriste point,
   Soit heureux de revenir vers Lui.
   Ô ange j'ai honte de moi, je n'avais pas le temps de penser à Allah,
   Du matin au soir, je faisais ma richesse sans pensée pour ce moment.
   Aux ordres d'Allah, je n'ai point obéi,
   Tout comme jamais, cinq fois par jour, je n'ai prié.
   Les "Ramadhan" venaient, les "Ramadhan" passaient,
   Mais toujours sans mon repentir.
   Le Hajj fut déjà Faraz sur moi,
   Mais de mon argent, je ne voulus point me départir.
   La charité, j'ignorais,
   Mais l'usure et l'intérêt, je m'en accaparais.
   Mes engagements, j'oubliais.
   L'administration, je craignais,>   De ma foi, j'avais honte.
   Le blâme des mécréants m'effrayait.
   La détresse de mes frères m'ennuyait.
   Les artifices de ce monde m'attiraient.
   Les mécréants, j'imitais
   Le champagne et le vin, j'appréciais.
   Les femmes m'attiraient.
   Malheur sur moi!
   Ô ange, accorde-moi donc un sursis.
   J'ai peur, dit l'ange, que ce moment soit le dernier de ta vie.
   Ne sais-tu pas, qu'à la mort, goûtera chaque âme ?
   Tu as vécu dans ce monde et tes parents tu as négligé,
   Tandis que le mendiant, affamé, tu repoussais.
   Tes filles chantent et dansent dans les boîtes de nuits.
   Tes fils se sont perdus avec des femmes sans vertu ni foi.
   Au lieu de procréer des musulmans,
   Tu as fait de tes enfants des mécréants.
   Riches, mais si pauvres !
   L'appel du muezzin, tu ignorais,
   Tout comme le Coran t'est étranger.
   Tes promesses ne furent jamais tenues,
   Et ton arme favorite était la calomnie.
   Tes employés, tu sous-payais,
   Et le fruit de leur travail, tu récoltais,
   Jamais partagé avec le pauvre ou l'orphelin.
   Les malades tu fuyais la compagnie.
  Ô ange de la mort,
  Je sais, j'ai honte
   Que n'ai-je reçu de ta part,
   Des signes, quelques avertissements,
   De cette mort si imminente !
   Âme misérable, le Créateur y a pourvu.
   Point donc ne L'insulte, Il est parfait.
   Mais à Ses signes tu restais sourd et aveugle.
   Tes cheveux blancs t'annonçaient le retour...
   Ta vue faiblissante t'annonçait le retour...
   Ta force qui s'étiole t'annonçait le retour..
   Ton échine recourbée t'annonçait le retour...
   Voilà des avertissements suffisants,
   Pour des gens qui réfléchissent !
   Mais ta préoccupation se confinait à ce monde.
   Puisque le Coran tu as ignoré,
   Sache au moins alors, qu'il y était écrit
   Que ce monde n'est qu'un éclair devant l'éternité.
   Mais les avertissements du Coran, tu as dédaigné!
   Cesse de pleurnicher, O humain!
   Vers ton Créateur sera ton retour,
   Car ton âme je la prends maintenant.
   Le répit m'est interdit.
   Un cri de l'homme et sur le sol il s'affaissa.
   Son corps immobile, son visage éteint.
   Il semblait se reposer, du sommeil éternel.
   Son corps ne pouvait simplement plus exprimer
   La douleur alors toujours intense de l'âme qu'on
 arrache.
   La vie, des fois, peut réserver des surprises, mais
jamais la mort.
   Car enfin, chacun sait bien, qu'il est né... pour un jour, mourir !
La puissance de la foi n'est pas innée : elle se  construit.

la tradition du nord malien

14/01/2009 17:01 par marici

  • la tradition du nord malien

    la tradition du nord malien

    14/01/2009 17:01 par marici

LES FEMMES EXCEPTIONNELLES

14/01/2009 16:46 par marici


  Monsieur et Madame regardent la télévision, quand tout à coup Madame dit : « Je suis fatiguée et il se fait tard, je crois que je vais  aller me coucher.
"Elle se rend à la cuisine pour préparer les petits déjeuners du lendemain, rince tous les bols de pop-corn
, sort de la viande du congélateur pour le souper du lendemain soir, vérifie s'il reste des céréales, remplit la boite à sucre, met des cuillères et des
bols sur la table et  prépare le café
pour le lendemain matin.
Puis, elle met le linge dans le sèche-linge
, met une autre brassée dans la machine à laver, repasse un chemisier
et recoud un bouton.
Elle ramasse les journaux qui gisent sur le plancher, des pièces de jeux qui traînent sur la table et remet l'annuaire téléphonique en place.
Elle arrose les plantes
, vide les paniers de linge et étend les serviettes pour les faire sécher.
Elle baille et s'étire et, se dirigeant vers la chambre à coucher, elle s'arrête près du bureau, écrit une note au professeur de son
fils, lui sort de l'argent et ramasse un livre de classe qui traînait sous une chaise.
Elle signe une carte de fête pour un ami, adresse et colle un timbre sur l'enveloppe.
Elle écrit une petite liste pour l'épicerie.
Elle met l'enveloppe et la liste près de son sac. Elle ajoute trois choses à faire sur sa liste du lendemain.
Elle se rend à la salle de bains, s’applique de la crème sur le visage, brosse ses dents

                                              

 

puis se fait les ongles.

 


Son mari lui dit : "Je croyais que tu allais te coucher !"
"J'y vais", répond telle.

 


Elle remplit le bol d'eau du chien
et met le chat dehors, puis elle s'assure que les portes sont fermées.
Elle fait le tour des chambres des enfants, donne une pastille à celui qui tousse, replace une lampe, raccroche une chemise, met les chaussettes sales dans la corbeille à linge

et échange quelques mots avec un des adolescents qui est encore à faire ses devoirs.

Une fois rendue dans sa chambre elle programme l'alarme de son réveil ,  sort ses vêtements pour le jour suivant, replace le support à chaussures.

 

  Pendant ce temps, son mari ferme le téléviseur et dit tout bonnement :"Moi aussi je vais me coucher", il se rend dans la chambre et se couche...

 

Cela vous rappelle-t-il quelqu'un que vous connaissez ou que vous avez connu ???

 

                                                                 
De plus elle doit toujours être jolie, sexy, souriante, de bonne humeur, pas chiante et quand sexisme rime avec féminisme et objectivisme, c'est un plaisir !

 

                                                       

la vie c'est le sourire

14/01/2009 16:29 par marici

  • la vie c'est le sourire

    la vie c'est le sourire

    14/01/2009 16:29 par marici

la photo du 1er jour de ma 18ème année

14/01/2009 16:20 par marici

  • la photo du 1er jour de ma 18ème année

    la photo du 1er jour de ma 18ème année

    14/01/2009 16:20 par marici

ça se voit l'âge de la majorité